Nouvelle Haïti - Sur le terrain Séisme en Haïti
La reconstruction s’organise
14.04.2010 - Le 12 janvier 2010 est entrée dans l’histoire
comme l’un des jours les plus sombres pour
Haïti. Le terrible tremblement de terre qui a
frappé la capitale Port-au-Prince a fait plus
de 200 000 morts, et des centaines de milliers
de sans-abri. Fort heureusement, les grandes organisations
humanitaires, appuyées par la
communauté internationale, ont lancé une
vaste opération d’urgence visant à combler,
en autant que possible, les besoins de première
nécessité.
Terre Sans Frontières, qui intervient depuis
30 ans en Haïti, a été durement affecté par
la tragédie puisque l’ensemble de ses partenaires,
soit les Frères de l’Instruction chrétienne
(FIC), la Commission épiscopale pour
l'éducation catholique (CEEC), la Fondation
pour le Développement Économique et Social
(Fodes-5), et l’Association de développement
Notre-Dame de Paillant (ADNDP),
ont été touchés à des degrés divers.
Du côté des Frères de l’Instruction chrétienne,
la maison provinciale a été détruite,
tout comme les résidences de Jacmel et de
Delmas. Les écoles Jean-Marie-Guilloux et
Saint-Louis de Gonzagues se sont également
écroulées. Deux frères d’origine française, F.
Dominique Baron et F. Joseph Bergot, qui
était agent de liaison bénévole pour TSF en
Haïti, sont décédés. Deux frères canadiens,
F. Fernand Doyon et F. Jules Rancourt, ont
été rapatriés pour être hospitalisés.
Par ailleurs, l’étage du bureau central de la
Commission épiscopale pour l'éducation
catholique (CEEC), situé au centre-ville,
s’est effondré, avec tout l’équipement. Le
bureau a pu être réorganisé provisoirement,
avec du matériel récupéré, dans des locaux
situés à Cazeau, une banlieue de la capitale.
Le directeur de la CEEC, M. Delille Antoine,
A miraculeusement survécu au séisme après
avoir passé 18 heures sous les décombres
d’un édifice où il s’était rendu pour une réunion.
Pour ce qui est de l’Association de développement Notre-
Dame de Paillant, deux salles
de classe et les locaux de la direction ont été
gravement fissurés, tout comme la citerne
d’eau, mais les enfants n’ont pas été blessés.
Dans le village de Paillant, on compte 65
personnes sinistrées, qui ont perdu la totalité
de leurs biens.
Les seules nouvelles concernant
Fodes-5 indiquent
par ailleurs que leur bureau
n’a pas été endommagé,
mais plusieurs de leurs
partenaires auront besoin
d’un sérieux coup demain.
Pour Terre Sans Frontières,
l’important est maintenant
de réfléchir aux actions qui
seront entreprises pour
participer à la reconstruction
du pays. Des projets
seront spécifiquement destinés
à appuyer les partenaires réguliers,
tout comme des actions seront élaborées
avec une coalition d’organismes et de communautés
religieuses d’ici, afin que la
portée de cette reconstruction rejoigne un
maximum d’haïtiens et d’haïtiennes.
D’un côté, il faudra réhabiliter des infrastructures,
notamment des écoles, des centres
de santé et des systèmes d’eau potable,
tout en assurant l’autonomie de gens à travers
un soutien à l’agriculture. D’autre part,
il sera essentiel d’offrir du soutien psychologique
à des personnes traumatisées
par le désastre. À cet effet, l’Institut de formation
humaine intégrale de Montréal
(IFHIM), que soutient TSF, est déjà bien
outillé pour intervenir rapidement sur le
terrain, en collaboration avec l’organisme
SAMMKA.
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